Maison patrimoniale
Peut-on vendre une maison patrimoniale à Montréal?
En brefOui. Une maison patrimoniale à Montréal peut se vendre : un immeuble classé ou une maison dans un site classé exige l’avis de 60 jours, et le ministre peut acheter en premier au même prix, tandis qu’une maison citée ou un inventaire n’est pas cet avis. C’est de l’information générale, pas un avis juridique.

Un statut patrimonial est un fait sur la maison, et les statuts ne sont pas le même fait. Ce que demande le formulaire, et les cas où il est obligatoire, est dans Déclaration du vendeur au Québec : quoi déclarer quand on vend sa maison. La façon d’écrire une vente sans la garantie légale est dans Vendre une maison telle quelle au Québec. Le certificat de localisation est une autre page (Faut-il un nouveau certificat de localisation pour vendre une maison au Québec?). L’acte et les comptes de taxes en sont une autre (Quels documents faut-il pour vendre une maison au Québec?). L’évaluation municipale n’est pas un statut patrimonial (Évaluation municipale ou valeur marchande : que vaut vraiment ma maison à Montréal?). Cette page suit la Loi sur le patrimoine culturel, le Code civil du Québec, Québec.ca, la Ville de Montréal, le Répertoire du patrimoine culturel du Québec, le formulaire DV de l’OACIQ et Éducaloi. C’est de l’information générale de Bruce Malcolm, un acheteur privé. Ce n’est pas un avis juridique, et ce n’est pas un prix.
Peut-on vendre une maison classée, citée, située dans un site patrimonial, ou seulement inscrite à un inventaire?
Oui. Aucun article cité ici n’interdit la vente d’une maison parce qu’elle est classée, citée, située dans un site patrimonial ou une aire de protection, ou nommée dans un inventaire. Ce qui change, c’est la règle qui suit la maison. L’article 54 de la Loi sur le patrimoine culturel, chapitre P-9.002, dit que nul ne peut, sans avoir donné au ministre un avis écrit préalable d’au moins 60 jours, vendre un document, un objet ou un ensemble patrimonial classé, ou un immeuble patrimonial classé ou un immeuble situé dans un site patrimonial classé. L’avis doit contenir la désignation du bien, le nom et le domicile de la personne propriétaire et de la personne intéressée à l’acquisition, ainsi que le prix que cette personne est disposée à payer et que la personne propriétaire est disposée à accepter (Loi sur le patrimoine culturel, article 54).
L’article 54 nomme ces biens. Il ne nomme pas un immeuble patrimonial cité, un immeuble dans un site patrimonial déclaré, un immeuble dans une aire de protection, ni un bâtiment qui figure seulement à un inventaire. Une maison citée peut quand même se vendre. Les effets de la citation suivent le bien tant que le règlement de citation n’est pas abrogé, selon l’article 135. Cette page n’en fait pas l’avis au ministre. Une notaire ou un notaire lit le statut qui est vraiment au dossier.
Quel avis la Loi exige-t-elle, et qu’est-ce que le droit de préemption?
Pour un bien que l’article 54 nomme, la vente n’est pas interdite. Elle attend l’avis. L’article 56 dit que le ministre peut acquérir le bien patrimonial classé visé au premier alinéa de l’article 54, de préférence à toute autre personne qui achète, au prix offert par cette personne. Pour exercer ce droit de préemption, le ministre doit, dans le délai de 60 jours, notifier par écrit son intention d’acquérir le bien à la personne qui l’offre en vente (Loi sur le patrimoine culturel, article 56). L’article 57 dit qu’à l’expiration de ce délai, le bien patrimonial classé peut être vendu au profit de la personne intéressée à son acquisition, au prix qui a été communiqué au ministre, si le ministre n’a pas notifié cette intention (Loi sur le patrimoine culturel, article 57).
Une vente publique est le même avis, à un moment plus tard. L’article 55 dit que l’avis préalable est donné une fois que l’enchère a eu lieu et que le prix ainsi que le nom de la personne intéressée sont connus. L’article 194 dit que toute aliénation d’un bien patrimonial classé faite en violation de la Loi est nulle de nullité absolue, et que les droits d’action visant à faire reconnaître cette nullité sont imprescriptibles (Loi sur le patrimoine culturel, article 194).
Une autorisation de vendre est une autre phrase, et la première ligne de la page du Québec est plus large que la liste qui suit. Cette page, mise à jour le 22 avril 2025, dit qu’une autorisation est nécessaire avant de vendre, de donner ou de céder un immeuble, un objet, un ensemble ou un document patrimonial classé, et qu’une personne qui prévoit vendre, donner, léguer ou céder en emphytéose doit vérifier si une autorisation est nécessaire. La section sur l’autorisation qui suit nomme un objet, un document ou un ensemble patrimonial classé cédé à un gouvernement autre que celui du Québec, à une personne qui n’est pas citoyenne canadienne ni résidente permanente, ou à une personne morale dont le principal établissement n’est pas au Québec. Elle ne nomme pas un immeuble dans cette liste. L’article 52 de la Loi est cette autorisation, et il nomme un document, un objet ou un ensemble, pas un immeuble. L’article 53 est une autorisation distincte, pour un bien patrimonial classé qui fait partie du domaine de l’État. La même page du Québec exige ensuite l’avis de 60 jours pour la vente d’un immeuble patrimonial classé ou d’un immeuble situé dans un site patrimonial classé, et elle dit que, si un désistement du droit de préemption est reçu, ou si aucune intention d’acquérir n’est signalée après 60 jours, le bien peut être vendu à la personne nommée dans l’avis (Vendre, donner ou céder un immeuble patrimonial classé). Cette page suit les articles. Elle ne lit pas la première phrase comme une interdiction de vendre une maison classée à une personne au Québec.
Comment une personne qui vend à Montréal vérifie-t-elle le statut?
Les statuts légaux sont inscrits à un registre tenu au ministère de la Culture et des Communications. L’outil public est le Répertoire du patrimoine culturel du Québec. La page du Répertoire dit que le registre consigne les éléments auxquels un statut légal a été attribué en vertu de la Loi, et que le Répertoire diffuse ces inscriptions du registre ainsi que des renseignements sur des éléments inventoriés. Un résultat de recherche peut donc être un bâtiment inventorié sans statut légal. C’est la fiche qui montre un statut, lorsqu’il y en a un (Répertoire du patrimoine culturel du Québec). Un immeuble peut être cherché par adresse (Recherche : patrimoine immobilier).
La Ville de Montréal a un outil de consultation distinct. Sa page, mise à jour le 19 août 2026, dit que cet outil présente les données de trois répertoires développés entre 1998 et 2020 : le site du Vieux-Montréal, le Grand répertoire du patrimoine bâti et l’inventaire des propriétés patrimoniales municipales. La même page renvoie au Répertoire pour les immeubles et les sites qui ont un statut en vertu de la Loi, et elle dit à une personne qui veut savoir si le bâtiment est protégé par un statut patrimonial de communiquer avec le comptoir des permis de l’arrondissement (Consultation des bases de données sur le patrimoine). Une fiche dans cet outil n’est pas, à elle seule, l’article 54.
La page d’inventaire de la Ville, mise à jour le 29 septembre 2026, dit que le recensement des bâtiments à valeur patrimoniale construits avant 1940 sur le territoire de l’agglomération est fait, que Montréal coordonne cet exercice, et que 34 listes ont été adoptées par le conseil d’agglomération : une pour chacun des 19 arrondissements et 15 pour les villes liées, soit plus de 68 500 immeubles, principaux ou secondaires. La page dit que la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, révisée en 2021, précise que les immeubles à valeur patrimoniale inscrits aux inventaires sont soumis aux règlements d’occupation et d’entretien et aux règlements de démolition de l’arrondissement ou de la ville où ils se trouvent. Elle dit aussi que la Loi sur le patrimoine culturel permet des inventaires d’immeubles construits après 1940, et qu’un projet pilote à Saint-Laurent a porté sur des immeubles construits de 1940 à 1975, à l’échelle locale, l’extension étant encore à l’étude. La page dit que les polygones de la carte sont approximatifs et que les données n’ont aucune portée légale, et elle dit de demander à l’arrondissement ou à la municipalité si un immeuble donné figure sur une liste (Inventaires des immeubles à valeurs patrimoniales). L’article 120 de la Loi est le devoir d’une municipalité régionale de comté d’adopter et de mettre à jour un inventaire des immeubles d’avant 1940 qui présentent une valeur patrimoniale, et le pouvoir d’une municipalité locale de réaliser des inventaires. Il ne dit pas qu’une inscription à l’inventaire est un classement ou une citation (Loi sur le patrimoine culturel, article 120).
Une citation et le plan d’urbanisme sont municipaux. L’article 127 dit qu’un site patrimonial cité par une municipalité locale doit être compris dans une partie de territoire identifiée à son plan d’urbanisme, en application du paragraphe 9° du deuxième alinéa de l’article 83 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (Loi sur le patrimoine culturel, article 127). La page de la Ville sur les propriétés d’intérêt patrimonial, mise à jour le 2 mai 2024, dit qu’un immeuble peut présenter un intérêt pour sa valeur archéologique, historique, artistique ou sociale, son architecture ou ses techniques de construction, et que c’est aussi le cas des constructions situées dans un secteur d’intérêt patrimonial. Elle dit qu’un statut en vertu de la Loi ajoute ses propres règles, et que le comptoir des permis de l’arrondissement peut dire si une propriété est désignée, inventoriée ou visée par la Loi (Propriétés d’intérêt patrimonial).
Un PIIA d’arrondissement est une autre couche, et ce n’est pas le classement de la Loi. La page de la Ville sur l’approbation d’un projet lié à un plan d’implantation et d’intégration architecturale, mise à jour le 20 janvier 2026, dit que cette approbation peut être exigée avant un permis de construction lorsque le bâtiment ou le terrain a un intérêt patrimonial, ou lorsqu’il se trouve dans un secteur patrimonial ou dans une zone déterminée. Les documents doivent montrer que le projet respecte des critères de qualité qui s’ajoutent aux règles d’urbanisme habituelles. La page dit que chaque arrondissement applique son propre règlement. La page du Plateau-Mont-Royal nomme le règlement 2005-18 et dit qu’il vise notamment les constructions neuves et les agrandissements, ainsi que certains travaux qui touchent l’apparence d’un bâtiment ou un immeuble d’intérêt patrimonial (Faire approuver un projet lié à un PIIA; PIIA, Plateau-Mont-Royal). Aucune phrase de ces pages ne dit qu’un acte attend cette approbation.
La page de l’OACIQ pour les titulaires de permis énumère des endroits où un statut peut apparaître : le dernier certificat de localisation, le registre du patrimoine culturel, une lettre du ministère, le registre foncier, et le bureau de la greffière ou du greffier, ou de la ou du secrétaire-trésorier, de la municipalité. Une vente sans courtier ne transforme pas cette liste en une liste que cette page peut terminer. Le déroulement de cette vente est dans Comment vendre sa maison sans courtier immobilier au Québec?. On dit ce que l’on sait. Une notaire ou un notaire lit le dossier.
Que signifie le statut pour la personne qui devient propriétaire?
Il suit la maison. Ce n’est pas une étape que cette page demande à qui que ce soit de faire avant de signer. L’article 48 dit que nul ne peut, sans l’autorisation du ministre, altérer, restaurer, réparer, modifier de quelque façon ou démolir en tout ou en partie un bien patrimonial classé ni, s’il s’agit d’un immeuble, le déplacer ou l’utiliser comme adossement à une construction. Le premier alinéa ne s’applique pas à un site patrimonial classé (Loi sur le patrimoine culturel, article 48). L’article 26 dit que la personne propriétaire d’un bien patrimonial classé doit prendre les mesures nécessaires pour préserver sa valeur patrimoniale. Cette phrase est un devoir de préservation. Ce n’est pas une consigne de changer la maison pour la vendre.
L’article 64 dit que nul ne peut, dans un site patrimonial déclaré ni dans un site patrimonial classé, diviser un immeuble, en modifier l’aménagement ou l’implantation, faire une construction, une réparation ou une modification relative à l’apparence extérieure, le démolir en tout ou en partie, ou ériger une nouvelle construction, sans l’autorisation du ministre (Loi sur le patrimoine culturel, article 64). L’article 49 est l’autorisation de diviser un immeuble, de faire une construction au sens du règlement du ministre, ou de démolir, dans une aire de protection. À Montréal, l’article 179.1 dit que la Ville exerce les pouvoirs du ministre prévus à l’article 49 dans une aire de protection située sur son territoire, sauf l’érection d’un bâtiment principal et la démolition totale d’un bâtiment. Dans un site patrimonial déclaré et dans un site patrimonial classé, la Ville exerce les pouvoirs de l’article 64, sauf la démolition totale d’un bâtiment, l’érection d’un nouveau bâtiment principal, une démolition partielle liée à cette érection, et une excavation du sol liée à cette érection ou à l’une ou l’autre de ces démolitions. La Ville exerce aussi les pouvoirs de l’article 65. Ces exceptions restent au ministre (Loi sur le patrimoine culturel, article 179.1). L’article 83.1 dit que le Conseil du patrimoine culturel du Québec doit donner son avis au ministre sur une demande visée aux articles 48, 49 ou 64 pour la démolition totale d’un bâtiment principal, et l’érection d’un nouveau, dans une aire de protection ou dans un site patrimonial déclaré ou classé, et pour la démolition totale d’un immeuble patrimonial classé. La page de la Ville sur une autorisation de travaux dit de vérifier si une autorisation en vertu de la Loi est requise, en plus d’un permis, pour un immeuble classé ou situé dans un site classé, un site déclaré ou une aire de protection, et de demander au comptoir des permis de l’arrondissement lorsque le statut n’est pas clair (Demander une autorisation pour des travaux sur un immeuble patrimonial).
Un immeuble cité est le dossier de la municipalité, pas l’article 54. L’article 136 dit que la personne propriétaire doit prendre les mesures nécessaires pour préserver la valeur patrimoniale du bien cité. L’article 137 dit qu’une personne qui altère, restaure, répare ou modifie un immeuble patrimonial cité doit respecter les conditions que le conseil peut imposer, en plus de la réglementation municipale. L’article 139 exige un préavis d’au moins 45 jours à la municipalité locale, et la demande de permis tient lieu de préavis. L’article 141 dit que nul ne peut, sans l’autorisation du conseil qui a adopté le règlement de citation, déplacer tout ou partie d’un immeuble patrimonial cité ou l’utiliser comme adossement à une construction, ni diviser un immeuble situé dans un site patrimonial cité. La page de la Ville sur la démolition, mise à jour le 3 septembre 2026, dit qu’un permis ou un certificat d’autorisation peut être nécessaire pour démolir un bâtiment, que dans plusieurs cas un comité étudie la demande, et que si le bâtiment est inscrit à l’inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 un avis public est publié pour avertir le voisinage. La page détaille ensuite le dossier de chaque arrondissement (Obtenir un permis pour la démolition d’un immeuble). Cette page ne copie pas un seuil d’arrondissement, et elle ne suggère à personne de démolir, d’altérer ou de réparer la maison.
Que déclare-t-on, et qu’exige encore la garantie légale?
Sur le PDF français lu pour cette page, marqué DV 00001 et V24, droits d’auteur 2012 et 2022, les réponses sont au meilleur de la connaissance et de bonne foi. Le formulaire dit qu’il sert lorsqu’un contrat de courtage portant sur la vente est conclu avec une personne physique, pour un immeuble principalement résidentiel de moins de 5 logements, excluant la copropriété divise. Les cas où ce formulaire sert, et ceux où il ne sert pas, sont sur la page de la déclaration déjà citée (Déclarations du vendeur sur l’immeuble, formulaire DV).
D2.9 porte sur une limitation particulière, que le formulaire appelle une « limitation de droit public échappant au droit commun ». Une puce demande si l’immeuble est visé par une loi ou un règlement en matière de protection du patrimoine. D’autres puces de la même question visent une zone inondable, des règles d’urbanisme, une zone aéroportuaire, une zone agricole, des règles environnementales, une zone de mouvement de terrain, ou une autre limitation que l’on nomme. La puce sur le patrimoine est celle de cette page. Une réponse positive se détaille en D15 : le numéro de la clause, l’endroit et les faits. D14.5 demande si, en plus de ce qui est déjà mentionné, autre chose pourrait avoir un impact sur la valeur, les revenus, les dépenses ou l’usage. Le formulaire pose la question. Cette page n’y répond pas par un chiffre, et elle ne dit pas qu’un statut patrimonial augmente ou diminue un prix. La page de l’OACIQ pour les titulaires de permis dit que, lors d’un contrat de courtage sur un immeuble patrimonial classé ou situé dans un site patrimonial classé, le oui est coché à cette puce de D2.9 et le détail est écrit en D15, y compris le droit de préemption du ministre (Bien patrimonial classé : droit de préemption du ministre). Cette page est écrite pour une titulaire ou un titulaire de permis. Dans une vente sans courtier, on dit quand même ce que l’on sait, par écrit.
L’article 1716 dit que la personne qui vend est tenue de délivrer le bien et d’en garantir le droit de propriété et la qualité. Ces garanties existent de plein droit, qu’elles soient ou non stipulées (Code civil du Québec, article 1716). L’article 1723 dit que la personne qui vend se porte garante envers la personne qui achète que le bien est libre de tous droits, à l’exception de ceux qu’elle a déclarés lors de la vente. Cette page n’applique pas le deuxième alinéa de cet article à un statut patrimonial (Code civil du Québec, article 1723). L’article 1725 est la garantie qui reprend les mots du formulaire. La personne qui vend un immeuble se porte garante envers la personne qui achète de toute violation aux limitations de droit public qui grèvent le bien et qui échappent au droit commun de la propriété. Elle n’est pas tenue à cette garantie lorsqu’elle a dénoncé ces limitations lors de la vente, lorsqu’une personne prudente et diligente qui achète aurait pu les découvrir par la nature, la situation et l’utilisation des lieux, ou lorsqu’elles ont fait l’objet d’une inscription au Bureau de la publicité foncière (Code civil du Québec, article 1725). Cette page ne décide pas qu’un statut donné est ce genre de limitation, ni qu’il est inscrit. Une notaire ou un notaire le lit.
L’article 1726 est la garantie de qualité : les vices cachés qui rendent le bien impropre à l’usage auquel on le destine ou qui diminuent tellement son utilité que la personne qui achète ne l’aurait pas acheté, ou n’aurait pas donné si haut prix, si elle les avait connus. La personne qui vend n’est pas tenue de garantir le vice caché connu de la personne qui achète, ni le vice apparent (Code civil du Québec, article 1726). Cette page ne décide pas qu’un statut patrimonial est un vice caché. L’article 1732 dit que les parties peuvent ajouter à la garantie, en diminuer les effets ou l’exclure, mais la personne qui vend ne peut en aucun cas se dégager de ses faits personnels (Code civil du Québec, article 1732). L’article 1733 dit qu’on ne peut exclure ni limiter sa responsabilité, à moins d’avoir révélé les vices que l’on connaissait ou ne pouvait ignorer et qui affectent le droit de propriété ou la qualité du bien. Le même article prévoit une exception lorsque l’achat se fait aux risques et périls de la personne qui achète auprès d’une personne qui vend sans être professionnelle (Code civil du Québec, article 1733). L’exception n’est pas une permission de se taire. Éducaloi dit que, si l’exclusion est réelle, le recours pour vice caché est ce à quoi l’on renonce, et ce qui reste est de démontrer que la personne qui vend a volontairement caché un aspect si important que la personne qui achète n’aurait pas acheté, ou pas au même prix (Immobilier : acheter sans garantie légale). L’OACIQ dit que la renonciation ne protège pas la personne qui vend contre un recours pour un défaut qu’elle connaissait et qu’elle aurait dû divulguer (La garantie légale de propriété et de qualité). La façon d’écrire la clause est sur la page de la vente telle quelle déjà citée. Une notaire ou un notaire, ou une avocate ou un avocat, lit la clause. Cette page ne le fait pas.
Quels papiers réunit-on?
Ceux que le dossier contient déjà, et ceux que le formulaire nomme. Un avis de classement, un règlement de citation, une lettre du ministère ou une note d’arrondissement, si vous l’avez déjà, peut aller avec le dossier. D15 est l’endroit où la puce sur le patrimoine est expliquée, et le formulaire dit de fournir les documents disponibles qui appuient les déclarations. La note sous D2.11 dit qu’une réponse positive à D2.8, D2.9, D2.10 ou D2.11 peut vouloir dire qu’un nouveau certificat de localisation est requis si celui qui est fourni ne reflète pas ces changements. Cette note est celle du formulaire. Ce n’est pas une règle, sur les pages citées ici, selon laquelle tout statut patrimonial exige un nouveau certificat avant la signature. La page du certificat est celle déjà citée. L’acte et les comptes de taxes sont la page des documents déjà citée. Lorsque l’article 54 s’applique, l’avis de 60 jours est un papier de ce dossier. Cette page ne le rédige pas. Une notaire ou un notaire, ou une avocate ou un avocat, lit ce que l’acte doit porter.
Quelles sont les façons de vendre, y compris une vente directe telle quelle?
Deux chemins ne sont pas la même promesse. On peut vendre avec le statut tel qu’il est, et dire ce que l’on sait, sur le formulaire quand ce formulaire sert, et par écrit quand il ne sert pas. Vendre sans la garantie légale est une clause de la promesse et de l’acte. Elle ne couvre pas une limitation que l’on connaissait et que l’on n’a pas dite. Lorsque l’article 54 s’applique, l’avis et le droit de préemption du ministre sont ceux de la Loi. Aucune page citée ici ne dit que l’acte, ou le choix de la personne qui achète, les efface.
Une vente directe est un chemin de plus. Bruce Malcolm achète lui-même des maisons sur l’île de Montréal et dans les environs. Il ne détient pas de permis de courtier, d’agent ni d’évaluateur, et il ne donne pas de conseil. Il n’y a pas d’inspection ni de commission. Une offre sans condition d’inspection n’écarte pas, à elle seule, la garantie légale de qualité. Vous dites ce que vous savez du statut en envoyant l’adresse : classé, cité, un site patrimonial, une aire de protection, une inscription à un inventaire, ou que vous ne le savez pas, et tout papier que vous avez déjà. Il ne demande pas d’autorisation patrimoniale, et il ne fait pas de travaux extérieurs. La date de signature est celle que vous choisissez une fois que la ou le notaire peut signer. Envoyer l’adresse ouvre une conversation (demander une offre). Le formulaire ne vous engage pas. Une notaire ou un notaire, ou une avocate ou un avocat, lit l’acte.
Peut-on vendre?
Ce que dit la source. Aucun article cité ici n’interdit la vente à cause d’un statut patrimonial. On dit ce que l’on sait. Une notaire ou un notaire lit le statut au dossier.
Où c’est écrit. Loi sur le patrimoine culturel; art. 1725
Classé, ou dans un site classé
Ce que dit la source. Un avis écrit préalable d’au moins 60 jours au ministre. Le ministre peut acheter en premier, au prix de l’avis. Si cette intention n’est pas notifiée, l’article 57 dit que la vente à la personne nommée peut se faire à ce prix. Une aliénation en violation de la Loi est nulle de nullité absolue.
Où c’est écrit. Articles 54, 56, 57 et 194
Cité, site déclaré, inventaire
Ce que dit la source. L’article 54 ne les nomme pas. Une citation suit la maison. Une inscription à un inventaire n’est pas, à elle seule, un classement. Les données cartographiques de la Ville n’ont pas de portée légale.
Où c’est écrit. Articles 120, 127 et 135; Ville de Montréal
Comment vérifier
Ce que dit la source. Le Répertoire diffuse le registre et aussi des éléments inventoriés. L’outil de la Ville comprend le Grand répertoire du patrimoine bâti. Le comptoir des permis de l’arrondissement est l’endroit que la Ville nomme lorsque le statut est la question.
Où c’est écrit. Répertoire; montreal.ca
La personne qui devient propriétaire
Ce que dit la source. Des travaux extérieurs et une démolition peuvent exiger une autorisation. À Montréal, la Ville exerce une partie des pouvoirs du ministre, avec des exceptions énoncées. Cette page ne suggère à personne de faire les travaux.
Où c’est écrit. Articles 48, 64 et 179.1
Le formulaire et la garantie
Ce que dit la source. Une puce de D2.9 vise une loi ou un règlement sur le patrimoine. Le détail est en D15. L’article 1725 est la garantie pour une limitation de droit public qui échappe au droit commun. Un achat aux risques et périls n’est pas une permission de se taire.
Où c’est écrit. Formulaire DV; art. 1725, 1732 et 1733
Offre directe
Ce que dit la source. Pas d’inspection ni de commission. Une offre sans condition d’inspection n’écarte pas, à elle seule, la garantie légale de qualité. L’avis de la Loi, lorsqu’il s’applique, n’est pas effacé. Bruce ne fait pas les travaux extérieurs.
Où c’est écrit. L’offre sur ce site
| Question | Ce que dit la source | Où c’est écrit |
|---|---|---|
| Peut-on vendre? | Aucun article cité ici n’interdit la vente à cause d’un statut patrimonial. On dit ce que l’on sait. Une notaire ou un notaire lit le statut au dossier. | Loi sur le patrimoine culturel; art. 1725 |
| Classé, ou dans un site classé | Un avis écrit préalable d’au moins 60 jours au ministre. Le ministre peut acheter en premier, au prix de l’avis. Si cette intention n’est pas notifiée, l’article 57 dit que la vente à la personne nommée peut se faire à ce prix. Une aliénation en violation de la Loi est nulle de nullité absolue. | Articles 54, 56, 57 et 194 |
| Cité, site déclaré, inventaire | L’article 54 ne les nomme pas. Une citation suit la maison. Une inscription à un inventaire n’est pas, à elle seule, un classement. Les données cartographiques de la Ville n’ont pas de portée légale. | Articles 120, 127 et 135; Ville de Montréal |
| Comment vérifier | Le Répertoire diffuse le registre et aussi des éléments inventoriés. L’outil de la Ville comprend le Grand répertoire du patrimoine bâti. Le comptoir des permis de l’arrondissement est l’endroit que la Ville nomme lorsque le statut est la question. | Répertoire; montreal.ca |
| La personne qui devient propriétaire | Des travaux extérieurs et une démolition peuvent exiger une autorisation. À Montréal, la Ville exerce une partie des pouvoirs du ministre, avec des exceptions énoncées. Cette page ne suggère à personne de faire les travaux. | Articles 48, 64 et 179.1 |
| Le formulaire et la garantie | Une puce de D2.9 vise une loi ou un règlement sur le patrimoine. Le détail est en D15. L’article 1725 est la garantie pour une limitation de droit public qui échappe au droit commun. Un achat aux risques et périls n’est pas une permission de se taire. | Formulaire DV; art. 1725, 1732 et 1733 |
| Offre directe | Pas d’inspection ni de commission. Une offre sans condition d’inspection n’écarte pas, à elle seule, la garantie légale de qualité. L’avis de la Loi, lorsqu’il s’applique, n’est pas effacé. Bruce ne fait pas les travaux extérieurs. | L’offre sur ce site |
Une maison patrimoniale à Montréal, et une vente au Québec
Sources
- Loi sur le patrimoine culturel, RLRQ c. P-9.002, article 54 (avis écrit préalable de 60 jours)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 55 (vente publique)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 56 (droit de préemption)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 57 (vente si le droit n’est pas exercé)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 52 (autorisation pour un document, un objet ou un ensemble)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 194 (nullité absolue)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 48 (autorisation pour un bien patrimonial classé)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 49 (aire de protection)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 64 (site patrimonial déclaré ou classé)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 179.1 (pouvoirs exercés par la Ville de Montréal)
- Loi sur le patrimoine culturel, article 83.1 (avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec)
- Loi sur le patrimoine culturel, articles 120, 127, 135, 136, 137, 139 et 141 (inventaire, plan d’urbanisme, citation)
- Gouvernement du Québec, Vendre, donner ou céder un immeuble patrimonial classé (mise à jour le 22 avril 2025)
- Répertoire du patrimoine culturel du Québec
- Ville de Montréal, Consultation des bases de données sur le patrimoine (mise à jour le 19 août 2026)
- Ville de Montréal, Inventaires des immeubles à valeurs patrimoniales (mise à jour le 29 septembre 2026)
- Ville de Montréal, Propriétés d’intérêt patrimonial (mise à jour le 2 mai 2024)
- Ville de Montréal, Faire approuver un projet lié à un PIIA (mise à jour le 20 janvier 2026)
- Ville de Montréal, PIIA, Plateau-Mont-Royal, règlement 2005-18
- Ville de Montréal, Demander une autorisation pour des travaux sur un immeuble patrimonial
- Ville de Montréal, Obtenir un permis pour la démolition d’un immeuble (mise à jour le 3 septembre 2026)
- OACIQ, Déclarations du vendeur sur l’immeuble, formulaire DV (PDF, DV 00001, V24)
- OACIQ, Bien patrimonial classé : droit de préemption du ministre (page pour les titulaires de permis)
- Code civil du Québec, article 1716 (garanties du droit de propriété et de qualité)
- Code civil du Québec, article 1723 (droits déclarés lors de la vente)
- Code civil du Québec, article 1725 (limitations de droit public)
- Code civil du Québec, article 1726 (garantie de qualité)
- Code civil du Québec, article 1732 (exclusion et faits personnels)
- Code civil du Québec, article 1733 (divulgation et achat aux risques et périls)
- Éducaloi, Immobilier : acheter sans garantie légale
- OACIQ, La garantie légale de propriété et de qualité
Questions fréquentes
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- Comment vendre sa maison sans courtier immobilier au Québec?Vous pouvez vendre votre maison au Québec sans courtier. La Loi vise l’intermédiaire, pas la personne propriétaire. Vous dites quand même ce que vous savez, et la promesse ainsi que la ou le notaire restent.
Ceci est de l’information générale sur le déroulement habituel d’une vente au Québec. Ce n’est pas un avis juridique, fiscal ou financier, ni une promesse sur votre prix ou votre date. Une notaire ou un notaire et, si le dossier l’exige, une avocate, un avocat ou un syndic autorisé en insolvabilité appliquent ces règles à votre situation. Envoyer une adresse ne vous engage pas à vendre.